A PROPOS DES INITIATIONS......et autres

Cette rubrique est destinée aux cherchants sur la quête initiatique afin de les aider à réflechir et méditer sur le sens de l'Initiation avant tout engagement.

 

"Aperçus sur l’initiation par René Guénon aux Editions Traditionnelles"

Des rites initiatiques : pages 113/114

 Une autre conséquence de ce que nous venons de dire, c’est ceci, que nous avons déjà indiqué en passant, mais sur quoi il convient d’insister un peu plus : la qualité initiatique, une fois qu’elle a été reçue, n’est nullement attachée au fait d’être membre actif de telle ou telle organisation ; dès lors que le rattachement à une organisation traditionnelle a été effectué, il ne peut être rompu par qui que ce soit, et il subsiste alors même que l’individu n’a plus avec cette organisation aucune relation apparente, ce qui n’a qu’une importance tout à fait  secondaire à cet égard. Cela seul suffirait, à défaut de toute autre considération, à montrer combien les organisations initiatiques différent profondément des associations profanes, auxquelles elles ne sauraient être assimilées ou mêmes comparées en aucune façon : celui qui se retire d’une association profane ou qui est exclu n’a plus aucun lien avec elle et redevient exactement ce qu’il était avant d’en faire partie ; au contraire le lien établi par le caractère initiatique ne dépend en rien de contingences telles qu’une démission ou d’une exclusion, qui sont d’ordre simplement « administratif », comme nous l’avons déjà dit, et n’affectent que les relations extérieures ; et, si ces dernières sont tout dans l’ordre profane, où une association n’a rien d’autre à donner à ses membres, elles ne sont au contraire dans l’ordre initiatique qu’un moyen tout à fait accessoire, et nullement nécessaire, relativement aux réalités intérieures qui seules importent véritablement. Il suffit, pensons-nous, d’un peu de réflexion pour se rendre compte que tout cela est d’une parfaite évidence ; ce qui est étonnant, c’est de constater, comme nous en avons eu maintes fois l’occasion, une méconnaissance à peu près générale de notions aussi simples et aussi élémentaires.

 

Rites et cérémonies : pages 136/137

Pourtant, il est bien difficile malgré tout de se défendre d’une certaine stupéfaction quand on voit de prétendus « instructeurs spirituels » que certains croient même revêtus de « missions » plus ou moins exceptionnelles, se retrancher derrière leur « horreur des cérémonies » pour rejeter indistinctement tous les rites, de quelque nature qu’ils soient, et pour s’y déclarer même résolument hostiles. Cette horreur est, en elle-même une chose parfaitement admissible, légitime même si l’on veut, à la condition d’y faire une  large part à une question de préférence individuelle et de ne pas vouloir que tous la partagent forcément ; en tout cas, quant à nous, nous le comprenons sans la moindre peine ; mais nous ne serions certes jamais douté que certains rites puissent être assimilés à des cérémonies », ni que les rites en général dussent être considérés comme ayant en eux-mêmes un tel caractère. C’est là que réside la confusion, vraiment étrange de la  part de ceux qui ont quelque prétention plus ou moins avouée à servir de « guides » à autrui dans un domaine où, précisément, les rites jouent un rôle essentiel et de la plus grande importance, en tant que « véhicules » indispensables des influences spirituelles sans lesquelles il ne saurait être question du moindre contact effectif avec des réalités d’ordre supérieur, mais seulement d’aspirations vagues et inconsistantes, d’ « idéalisme » nébuleux et de spéculations dans le vide. 

 

 Des centres initiatiques : pages 68/69

 Ces représentants des centres spirituels, dans les organisations relativement extérieures, n’ont évidemment pas à se faire connaître comme tels, et ils peuvent prendre telle apparence qui convient le mieux à l’action « de présence » qu’ils ont à exercer, que ce soit de simples membres de l’organisation s’ils doivent y jouer un rôle fixe et permanent, ou bien, s’il s’agit d’une influence momentanée ou devant se transporter en des points différents, celle de ces mystérieux « voyageurs » dont l’histoire a gardé plus d’un exemple, et est souvent choisie de la façon la plus propre à dérouter les investigateurs, qu’il s’agisse d’ailleurs de frapper l’attention pour des raisons spéciales, ou au contraire de passer complétement inaperçus. On peut comprendre également par là ce que furent véritablement ceux qui, sans appartenir eux-mêmes à aucune organisation connue (et nous entendons par là une organisation revêtue de formes extérieurement saisissables), présidèrent dans certain cas à la formation de telles organisations, ou par la suite, les inspirèrent et les dirigèrent invisiblement ; tel fut notamment, pendant une certaine période, le rôle des Rose-Croix dans le monde occidental, et c’est là aussi le vrai sens de ce que la Maçonnerie du XVIIIe siècle désigna sous le nom de « Supérieurs Inconnus ».

 

«    Mais que sont ces Supérieurs Inconnus, dans notre Tradition Druidique? Nous les connaissons sous le nom d’ATHRAWON. Afin de mieux comprendre leur nom et leur rôle  remontons à leur origine. Nous savons que ce sont des volontaires au service du Divin, les Esprits du Gwenved qui abandonnent alors de nouveau le Céleste Séjour pour replonger dans les Cercles inférieurs du Monde et y aider les hommes, les êtres et les choses. Au motif que tout vit, et que tout est animé, et que de la plus petite des plantes aux animaux supérieurs, une âme prisonnière accomplit son dur retour, c’est le Monde dans son entier qu’ils doivent aimer !

 Trois raisons les inspirent et les guident, issus d’AWEN, le Souffle divin.

 La première : GWIZIEK, la Science (puisqu’ils ont compris et visualisé au sein de GWENVED la réalité absolue de cet éternel Devenir).

 Deuxièmement : KARANTEZ, l’Amour (l’Amour divin, reflété en eux, puisqu’ils ont compris, pour la même raison, que cet Amour qu’ils manifestent à l’égard des autres êtres se répercutera sur eux, chacun récolte ce qu’il a semé et sème ce qu’il récoltera, et que tout leur reviendra amplifié, en un éternel périple accroître leurs perfections et leur bonheur propre, lors du prochain retour en GWENVED) ;

 GALLWD, la Force (émanant d’une part de leur accès en GWENVED et des perfections qu’ils y ont acquises pendant leur bref séjour).

 Ils sont dorénavant les Maîtres (ATHRAWON), les Instructeurs et les Guides, inconnus et mystérieux, de notre Tradition mais aussi de l’Humanité.

 Nous voyons donc que notre Tradition n’est pas en reste au sujet de ces Maîtres Inconnus, mais là aussi nous discernons parfaitement que de tels Maîtres ne le feront jamais savoir ni même le feront entre-apercevoir».                                           /I\ Lanon

 

"Comment reconnaître un faux guide d’un vrai : ces trois défauts"

La Voie de la Perfection (l'enseignement secret d'un maître kurde en iran)

Bahrâm Elâhi - Spiritualités vivantes/ Albin Michel - Pages 186 et 187.

 

 « Celui qui est dominé par l’orgueil (qorur) est une sorte de monstre aveugle qui ne voit que lui, ne s’intéresse à rien qu’à lui et à ce qui lui profite. Si un tel personnage rencontre un maître spirituel, il se croira supérieur à lui. Il n’y a aucun espoir de salut pour lui, et il sera rejeté.

 Le degré inférieur est l’égocentrisme, la suffisance, l’amour-propre (khodpasandi). A la différence de l’orgueilleux proprement dit, l’égocentrique a plus ou moins de conscience de son défaut, mais il s’aime bien comme il est, et prend ce vice pour une preuve de sa forte personnalité. Il ramène tout à lui, parce qu’il se prend pour la norme de tout. Si l’orgueilleux ne se donne même pas la peine de regarder les autres, qui sont pour lui quantité négligeable. L’égocentrique, au contraire, passe son temps à juger et critiquer tout par rapport à lui. Toujours à l’affût des erreurs et des défauts des autres, il se plaint de tout, ne voit pas la poutre dans son œil , mais seulement la paille dans l’œil du voisin. L’auxiliaire le plus puissant de l’orgueil et de l’amour-propre est le doute spirituel.

 Une autre manifestation d’orgueil est la vanité (‘ojb) : c’est l’orgueil fondé sur rien, et entretenu par l’imagination. Le vaniteux ou prétentieux est sensible à toutes les flatteries et tous les compliments ; il ne manque pas une occasion de se donner de l’importance, et a tendance à exagérer tout ce qui se rapporte à lui. »

Imaginez un instant celui qui cumule les trois !  /I\ Lanon

 

 

"Reconnaître les faux gourous et les manipulateurs spirituels"

Dans leur livre Les abus spirituels, Pascal Zivi et Jacques Poujol donnent 9 caractéristiques permettant de reconnaître quelqu'un qui, consciemment ou non, pratique "l'abus spirituel". De ces 9 critères, repris sur la page internet "Caractéristiques du leader spirituel abusif" où je les ai découverts, voici celui qui est pour moi le plus terrible, car il s'agit là d'une véritable pathologie mentale contre laquelle on ne peut absolument rien faire, puisque l'individu qui en souffre est "inatteignable" : quoi que l'on dise - ou que l'on ne dise pas, quoi que l'on fasse - ou que l'on ne fasse pas, il a toujours raison, il a toujours mieux compris "la Vérité" que vous, il est toujours "à la pointe de la connaissance spirituelle", etc. Ne reconnaissant pas être "malade", comment peut-il se soigner et guérir ?

N.B.: Les parties entre crochets sont des ajouts de ma part, fruits de mon expérience personnelle.
Jérôme Lemonnier.

 Il est sujet à la paranoïa.

Les auteurs citent Jean-Marie Abgrall : « C’est cette psychose qui donne au gourou le sentiment d’être différent du reste de l’humanité, c’est elle aussi qui va lui donner la conviction qu’il a un rôle de leader et de guide à jouer. Il s’agit là d’une pathologie de la personnalité caractérisée par quatre critères que la psychiatrie connaît depuis longtemps : l’hypertrophie du moi, la fausseté du jugement, la méfiance et la psychorigidité. » (La mécanique des sectes, Payot)

Les auteurs expliquent ces quatre critères :

1. L’hypertrophie du moi
Tout ce que le responsable pense, fait, veut faire, est l’expression de la volonté de Dieu. C’est lui qui détient la vérité absolue. Il est le centre de chaque chose. Le salut ne peut passer que par lui [même si, dans ses discours, il peut parfois se présenter comme un "humble serviteur" ou un "simple intermédiaire"...]

2. La fausseté du jugement
Les commentaires et les enseignements du responsable sont toujours remplis de contradictions et d’absurdités [et surtout, ses actes sont très souvent en contradiction avec ses discours, particulièrement dans ses relations humaines qui manquent de chaleur - l'amitié est conditionnelle, un moyen en vue d'un but et non une fin en soi - et sont pleines de jugements implicites, d'approbations paternalistes ou de réprobations culpabilisatrices]. Ils justifient cependant tous les faux jugements au sein du groupe. Mais pour les adeptes, ils représentent la vérité et remplacent toutes les manières cohérentes de penser de notre société. Contredire la parole du responsable équivaut à remettre en question tout le groupe.

3. La méfiance
Toutes les critiques émises par des gens de l’extérieur à l’égard du responsable sont considérées par celui-ci comme une attaque satanique [et si elles sont émises par un membre du groupe qu'il chapeaute, il s'agit alors nécessairement de la part de ce dernier de doutes - d'un "manque de foi ou de conviction" - résultant d'une "analyse objective insuffisante" de ses propos, ou bien "de jugements et d'attaques personnels indignes d'un serviteur de la Lumière"]. Les adeptes, croyant fermement que le responsable est persécuté à cause de son savoir et de son pouvoir, renforcent cet aspect de méfiance. C’est un véritable cercle vicieux où les adeptes qui sont soumis au leader persuadent celui-ci que ce qu’il dit, fait et pense est vrai. Ce processus permet au leader de maintenir ses adeptes dans l’obsession que toute la société les persécute.

4. La psychorigidité
Le responsable ne reconnaîtra jamais les erreurs de son enseignement, même si des preuves irréfutables sont produites. Pour lui, seul son jugement est valable. Il a raison et c’est le reste de l’humanité qui a tort. Rien ne pourra venir ébranler ses convictions. D’après lui, ceux qui le critiquent ne sont que des ignares. Leurs objections l’embarrassent peu, bien au contraire elles lui servent d’arguments pour prouver à ses adeptes que le monde est incapable de le comprendre [et, pire, lui permettent à chaque fois, en argumentant contre ces objections, de renforcer sa propre paranoïa, de continuer à s'auto-illusionner et à se persuader lui-même de la voie juste qu'il suit. C'est pourquoi le silence est la meilleure arme contre lui, et passer son chemin la meilleure protection, afin de ne pas tomber dans les filets de son argumentaire, de ne pas rentrer dans son jeu, sous peine de s'y user et de s'y perdre...].

Source Internet : http://vivrelibre.free.fr/divers/faux_gourous.html

 

"Différencier le gourou du maître spirituel n'est pas simple"

« Yves Casgrain, consultant en mouvements sectaires, Le monde est ailleurs »

 

Il y a ceux qui vendent la vie éternelle au jardin des délices et ceux qui partagent leurs convictions. Guide spirituel ou gourou?

Pas de nuance avec les gourous

Commençons d'abord par le gourou. Ce mot est dérivé du sanskrit «guru» qui signifie «maître spirituel». Cependant, en Occident, gourou désigne une personne qui est à la tête d'une secte. Sa personnalité charismatique et sa forte conviction d'être le seul à posséder la vérité, ou du moins le seul à pouvoir la transmettre, lui attirent des fidèles. Il est également convaincu d'avoir été désigné par un être supérieur afin de guider l'humanité. Une de ses grandes forces est qu'il sait écouter, ce qui lui attire facilement les confidences de ses adeptes. Cette capacité à connaître les pensées de ses fidèles lui est très utile pour pouvoir ensuite les manipuler.

En plus de ces qualités, le gourou dit posséder les clefs de tous les mystères. Avec lui, la mort, la souffrance, la violence et le sens de la vie s'expliquent aisément. Le gourou voit le monde avec des lunettes à deux couleurs: le noir et le blanc. Dans sa vision de la société, le gourou sépare les bons des méchants. Les bons se retrouvent dans son groupe et les méchants sont à l'extérieur. Pour lui, la frontière entre le Bien et le Mal est clairement définie. Le gourou ne conçoit pas les zones grises, pour le particulier, pour l'exception. Les doutes n'existent pas dans sa tête. Par conséquent, il ne peut accepter que l'on remettre en cause sa parole. Il exige de ses adeptes une soumission totale.

Ces qualités sont renforcées par d'autres plus mystiques, voire carrément surnaturelles. Ainsi, le gourou prétendra être capable de guérir des maladies incurables, de prédire l'avenir, de lire dans les pensées, de contacter des êtres spirituels, etc.

La version originale de cet article a été publiée sur Servicevie.

Source Internet : http//www.coupdepouce.com/bien-dans-ma-tete/psychologie/est-ce-un-guide-spirituel-ou-un-gourou/a/44461

 

Trouvé sur le net (Wikipedia);

Mélangeant sincérité et mensonges, les « gourous » ont tous une volonté de notoriété, de pouvoir, de puissance financière et affective. Le profil psychologique des gourous, déterminé par les spécialistes, est repérable par sept points .

1) Un esprit brillant, une intelligence supérieure à la moyenne

Loin d'être des idiots, les gourous sont souvent des personnes brillantes. Leur grande force de persuasion repose sur des discours structurés, aux raisonnements crédibles, cohérents, souvent brillants, le plus souvent difficilement contestables, mais en fait reposant sur des bases erronées, délirantes ou déviantes (affirmation d'une rencontre avec des extraterrestres, conviction d’être au-dessus du commun des mortel, d’avoir en soi des vérités gigantesques, d’origine divine, qu’ils ont pour mission de révéler à l’humanité ou au contraire à un petit groupe d’élus …).

Certains s'inventent un passé, des titres, qui les valorisent. D’autres utilisent leur absence de titres comme la preuve, par exemple, du caractère extraordinaire de leur révélation. Ils sont comme des éponges, ayant souvent une intelligence touche-à-tout, opportuniste, absorbant tout ce qui pourra leur servir plus tard. Ce sont souvent des joueurs doués, sachant utiliser à fond le bluff.

2) Une imagination sans limite

Renforcé dans ses convictions par l'adulation que ses adeptes lui portent et par le "rayonnement" croissant de sa puissance, le gourou développe une imagination délirantes, devenant de plus en plus affabulateur et menteur, puis de plus en plus mythomane.

3) Un sens aigu de la séduction et de la communication

Les gourous sont souvent de fins psychologues : ils parviennent toujours à repérer rapidement les fragilités de leurs disciples. Orateurs charismatiques, ils ont souvent un fort ascendant sur les autres, une forte assurance qui emporte l'adhésion, un charme indéniable, leur permettant de séduire, de rassurer, afin de recruter, de déstructurer, de soumettre les futurs adeptes et de les refaçonner à sa façon. Ils savent utiliser des discours paradoxaux / contradictoires, pour dérouter, déstabiliser, tromper, empêcher d'être mise en accusation. Par exemple, ils se dresseront comme défenseur des opprimés, pour pouvoir mieux opprimer, tyraniser ses disciples.

4) Une personnalité paranoïaque

Tous les gourous sont persuadés qu'ils sont investis d'une mission sacrée et qu'ils sont des êtres à part, supérieurs au commun des mortels, qu'ils arrivent à un moment clé de l'univers, de l'histoire de l'humanité, pour apporter une révélation hors du commun ou changer l'ordre du monde ou être l'homme clé des temps nouveaux.

Par le biais de visions, de révélations ou de pseudo-dons comme celui du don de guérison ou de prophétie..., ils se sentent la "mission" de mener un groupe d'élus vers un état de conscience supérieur, cosmique, universel, gnostique, par exemple pour les protéger, les préparer à une apocalypse annoncée, même si cela peut conduire à la destruction du groupe.

5) Des tendances mégalomanes

Tous les gourous sont animés par une forte volonté de puissance qu'ils assouvissent ;

a) en créant un groupe qu’ils pourront dominer et qui sera la force sur laquelle ils se reposeront pour leur stratégie de conquête du pouvoir, b) en imposant un message ou une doctrine révolutionnaire à ce groupe,
c) en entretenant la dépendance de ses adeptes (dépendance morale, financière ...)
d) en recherchant le pouvoir financier, grâce aux dons et aux travaux fournis par les adeptes au groupe.

6) Le mythe de persécution

En bons paranoïaques, les gourous sont tous sujets au complexe de persécution, entraînant systématiquement leurs disciples dans leur folie, en particulier dans leur délire de persécution. Cette paranoïa collective contribue aussi à renforcer la cohésion du groupe et elle peut être d'ailleurs voulue par le gourou.

Le gourou craint le regard social, le fait d’être dénoncé pour certains de ses agissements qu'il sait (consciemment ou inconsciemment) répréhensibles ou il craint la concurrence d’une autre forte personnalité, au sein du groupe.

Pour contrer toutes ces menaces réelles ou imaginaires, il mélange les manipulations, les récompenses aux adeptes soumis et obéissants, les punitions ou menaces envers les adeptes critiques ou fortes têtes, pressions, la création et le renforcement d'une hiérarchie forte au sein de la secte, à la chaîne de commandement rigide, le secret et l'isolement des adeptes du reste du monde.

Ils se prennent souvent pour le nouveau Galilée, qui, comme Galilée, a voulu apporté une idée importante et révolutionnaire au monde, et qui n'a pas été entendu.

Le gourou n'admet pas d'être contredit et croit voir des ennemis dans toute personne un peu trop critique à son égard.

7) Une agressivité et une combativité omniprésentes

En se croyant persécutés, gourous et même adeptes deviennent rapidement de véritables bourreaux et persécuteurs. Tout est bon pour la "cause" de la secte, des procès contre les associations qui se chargent de les dénoncer, aux menaces - parfois de mort - à l'égard d'anciens disciples.

La dangerosité de certaines sectes et gourous peuvent être très inquiétantes. Pour mention, citons

a) les assassinats commandités par certaines sectes (Temple du Peuple, Secte Aoum, ...),
b) les suicides collectifs commandités par les gourous de certaines autres sectes (Temple du Peuple, Heaven's Gate, OTS ...).

Souvent persuadés d’être des personnes exceptionnelles investis d’une mission divine, ne souffrant aucune opposition, ils veulent gagner à tout prix et tous les moyens sont bons pour parvenir à leur fins.
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Et vous, considérez-vous cette description comme représentative de ce qu'est un gourou?

En avez-vous déjà croisés sur le net? Comment les avez-vous reconnus? Quel a été votre interaction?

Vous êtes-vous déjà fait prendre par un Gourou? Ou connaissez-vous un ami qui s'est fait manipulé?

Personnellement, je considère que nous en rencontrons beaucoup trop sur Internet, et j'ai donc eu l'occasion d'en croiser plusieurs, et j'ai aussi connu des êtres chers qui se sont fait prendre par ces manipulateurs, jusqu'à en perdre toute notion de réalité et de bon sens.